S’ouvre dans un nouvel onglet
Historique du site
Texture de fond sombre aux tons brun et vert forêt
Carte des sentiers

Plus de 275 ans d’histoire seigneuriale

Le territoire du Domaine Taschereau porte l’empreinte de plus de trois siècles d’occupation humaine, de la présence abénaquise aux premières années du Régime français, jusqu’à la longue intendance de la famille Taschereau.

Vue aérienne de la chapelle Sainte-Anne entourée d’arbres aux couleurs d’automne
Portrait ancien de Thomas-Jacques Taschereau, seigneur, en noir et blanc
Photographie d’archives d’une femme abénaquise de profil, en noir et blanc
Portrait ancien de Thomas-Jacques Taschereau, seigneur, en noir et blanc
Manoir seigneurial de la famille Taschereau, photo d'archive en noir et blanc
Vue du domaine Taschereau depuis le pont en 1946, photo d'archive
Carte postale ancienne de la chapelle Sainte-Anne et du domaine vus de la rivière, Sainte-Marie de Beauce
Visiteuse aux cheveux blancs lisant un panneau d’interprétation appuyé sur la rambarde d’une passerelle en bois
  • 1675-1683

    La présence abénaquise

    Bien avant la fondation de la seigneurie, la vallée de la rivière Chaudière est fréquentée par le peuple abénaquis. À la suite de l’invasion anglaise dans la vallée de la Kennebec en 1675, plusieurs Abénaquis s’allient aux Français et fuient leur territoire ancestral. Dès 1676, des réfugiés sont accueillis par les Jésuites à Sillery, près de Québec. Quelques années plus tard, en 1683, une première mission jésuite est établie sur la rivière Chaudière, dans les environs de l’actuelle ville de Sainte-Marie, marquant le début d’une présence abénaquise durable dans la région et jetant les bases de ce qui deviendra plus tard le territoire de la seigneurie de Sainte-Marie.

    Aujourd’hui, cet héritage est mis en valeur sur le site à travers la cathédrale verte.

    Photographie d’archives d’une femme abénaquise de profil, en noir et blanc
    Découvrir les aménagements sur la carte
  • 1726-1749

    La fondation de la seigneurie

    Le premier membre de la famille Taschereau à s’établir en Nouvelle-France est Thomas-Jacques Taschereau (1680-1749). Originaire de Touraine et issu de la petite noblesse française, il arrive à Québec en 1726 comme secrétaire de l’intendant Claude-Thomas Dupuy. En 1728, il épouse Marie-Claire Fleury de La Gorgendière, une jeune Canadienne de 19 ans.

    La seigneurie lui est officiellement concédée par le gouverneur Charles de Beauharnois en 1736. Le domaine seigneurial est borné le 17 novembre 1738 par l’arpenteur royal Noël Beaupré et Joseph Fleury de la Gorgendière, seigneur de Saint-Joseph et beau-père de Thomas-Jacques Taschereau. Une fois cette terre en sa possession, Thomas-Jacques Taschereau la nomme « Seigneurie de Sainte-Marie » en l’honneur de son épouse — c’est ainsi que Sainte-Marie doit son nom à Marie-Claire Fleury.

    À la mort de Thomas-Jacques Taschereau en 1749, sa veuve Marie-Claire Fleury prend seule la relève de la seigneurie pendant 24 ans, à travers la guerre de Sept Ans et les débuts du Régime britannique — une gestion remarquable pour l’époque.

    Portrait ancien de Thomas-Jacques Taschereau, seigneur, en noir et blanc
  • 1793-1967

    Une famille parmi les plus illustres du Québec

    Pendant plus de 250 ans, le domaine demeure la propriété de la famille Taschereau — que le premier ministre Sir Wilfrid Laurier qualifiait de « plus illustre famille canadienne ». Plusieurs de ses membres ont marqué l’histoire du pays :

    • Marie-Anne-Louise Taschereau, mère supérieure des Ursulines (1793-1799)
    • Elzéar-Alexandre Taschereau, premier cardinal canadien (1886-1892)
    • Henri-Elzéar Taschereau, juge en chef de la Cour suprême du Canada (1902-1906)
    • Louis-Alexandre Taschereau, premier ministre du Québec (1920-1936)
    • Robert Taschereau, juge en chef de la Cour suprême (1963-1967)
    Manoir seigneurial de la famille Taschereau, photo d'archive en noir et blanc
  • 1803-1961

    Un berceau industriel de la Beauce

    Le site devient aussi un pôle industriel important pour la Beauce. Entre 1803 et 1832, on y retrouve le tout premier complexe industriel de la région, réunissant une briqueterie, une tannerie, une distillerie, des moulins à scie et à farine, ainsi qu’une potasserie. Au XIXe siècle, le domaine accueille également les premiers convois ferroviaires, avant même la construction de la gare de Sainte-Marie, puis, vers 1900, les plus grandes serres commerciales du district de Québec y voient le jour.

    Le site a aussi été le théâtre d’événements plus singuliers au fil des siècles : le pillage du manoir seigneurial par les troupes du général Benedict Arnold en 1776, le séjour de l’impératrice Zita d’Autriche en 1945, et l’inauguration, en 1961, du premier terrain de golf éclairé au Canada.

    Vue du domaine Taschereau depuis le pont en 1946, photo d'archive
  • 1778-1892

    La chapelle Sainte-Anne, plus ancien lieu de pèlerinage au sud du fleuve

    En 1778, Marie-Claire Fleury et son fils Gabriel-Elzéar Taschereau inaugurent au domaine une chapelle dédiée à Sainte-Anne, afin de faciliter le pèlerinage des Beaucerons vers Sainte-Anne-de-Beaupré. Le succès est immédiat : dès 1780, la chapelle doit être agrandie, puis reconstruite une première fois en 1827, et une dernière fois en 1892. La chapelle actuelle est consacrée le 20 octobre 1892 par le cardinal Elzéar-Alexandre Taschereau lui-même.

    Aujourd’hui encore, la chapelle Sainte-Anne demeure le plus ancien lieu de pèlerinage au sud du fleuve Saint-Laurent.

    Carte postale ancienne de la chapelle Sainte-Anne et du domaine vus de la rivière, Sainte-Marie de Beauce
    Découvrir les aménagements sur la carte
  • 2013-Auj.

    Un patrimoine aujourd’hui mis en valeur

    Le Domaine Taschereau est aujourd’hui reconnu comme un bien culturel québécois, notamment pour son intérêt patrimonial, religieux et industriel. En 2013, un monument commémoratif est d’ailleurs inauguré pour souligner le 275e anniversaire du bornage de la seigneurie.

    Ce lieu unique rassemble aujourd’hui un patrimoine naturel, historique, religieux et régional, offrant aux visiteurs une expérience où se rencontrent nature, mémoire et identité collective.

    Visiteuse aux cheveux blancs lisant un panneau d’interprétation appuyé sur la rambarde d’une passerelle en bois

Votre prochaine visite commence ici.

53 hectares de nature, de biodiversité et de paysage à découvrir.

Planifier ma visite
Couple de promeneurs marchant sur un sentier ombragé en forêt